Pendant des années, la fameuse “règle des 19°C” a été considérée comme la norme idéale pour chauffer nos logements. Recommandée par les pouvoirs publics pour des raisons à la fois économiques et écologiques, cette température était censée représenter le bon équilibre entre confort et sobriété énergétique.
Mais selon les experts en santé et en efficacité énergétique, cette référence pourrait désormais être dépassée. De nouvelles études révèlent que la température idéale dans nos foyers devrait être reconsidérée en fonction de notre santé, de nos habitudes de vie et de la performance des logements modernes.
Pourquoi la règle des 19°C a-t-elle été instaurée ?
La consigne des 19 degrés a été introduite en France dans les années 1970, après le premier choc pétrolier. L’objectif : réduire la consommation d’énergie tout en assurant un confort thermique raisonnable.
Cette règle s’est ancrée dans les mentalités et est même inscrite dans le Code de l’énergie, qui fixe à 19°C la température maximale dans les bâtiments publics.
Mais aujourd’hui, avec l’évolution des logements, des modes de vie et des systèmes de chauffage, les spécialistes affirment que cette limite n’est plus forcément adaptée à tous les foyers.
Des besoins différents selon les profils
Les experts rappellent qu’il n’existe pas une seule température idéale pour tout le monde. En réalité, plusieurs facteurs entrent en jeu :
- L’âge : les enfants et les personnes âgées sont plus sensibles au froid et peuvent nécessiter une température plus élevée.
- L’isolation du logement : une maison bien isolée conserve mieux la chaleur et permet de se sentir à l’aise même à 19°C.
- L’humidité : un air trop sec ou trop humide influence la sensation de confort.
- L’activité physique : une personne active dans la maison aura moins besoin de chauffage qu’une personne sédentaire.
Selon la Haute Autorité de Santé, il est préférable d’adapter la température à l’usage de chaque pièce plutôt que de suivre une règle unique.
Les nouvelles recommandations
Les spécialistes en confort thermique et en santé publique suggèrent aujourd’hui les températures suivantes :
bonne gestion de la chaleur pièce par pièce, associée à une isolation efficace, est aujourd’hui bien plus importante que le strict respect de la règle des 19°C.
Le compromis idéal selon les experts
D’après les dernières recommandations de l’Agence de la transition écologique (ADEME), la température moyenne idéale d’un logement en hiver serait désormais autour de 20°C, avec une flexibilité selon les besoins.
L’important est de trouver un équilibre entre confort, santé et sobriété énergétique.
Ainsi, plutôt que d’imposer une norme rigide, les spécialistes préconisent :
- D’adapter la température selon les heures de la journée.
- D’utiliser un programmateur intelligent pour ajuster le chauffage automatiquement.
- De favoriser la qualité de l’air intérieur en aérant quotidiennement.
Conclusion
La règle des 19°C, symbole de sobriété énergétique, n’est plus une vérité absolue. Les experts recommandent désormais une approche plus flexible, centrée sur le bien-être et l’efficacité du logement.
Entre 19 et 21°C, chacun peut trouver sa zone de confort idéale sans gaspiller d’énergie — à condition d’adopter les bons gestes et de bien entretenir son système de chauffage.
En somme, le confort thermique ne dépend plus seulement d’un chiffre, mais d’un équilibre intelligent entre économie, santé et modernité.